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EXPÉDITION EN ASIE CENTRALE L’itinéraire : 4 000 Km
L’Asie centrale L’Asie Centrale est, et a toujours été, une terre de chevaux et de cavaliers. Depuis des centaines d’années, le cheval occupe une place prépondérante dans l’univers de ces peuples. Plus qu’un simple moyen de locomotion, il représente un pan entier de la culture de ces pays. Ce territoire a été foulé depuis des millénaires au rythme du cheval. De toutes les provenances, guerriers, commerçants, explorateurs, paysans, tchopendoz et moines ont emprunté ces pistes sur les routes de la Soie.
En plus de son statut de terre de chevaux et de cavaliers, l’Asie Centrale est un carrefour historique des peuples en provenance de l’orient et de l’occident. Ces pays, qui ont seulement depuis peu réouvert leurs frontières, offrent d’admirables richesses partagées entre des paysages d’une extrême diversité, des peuples au sens de l’hospitalité marqué par des millénaires de nomadisme, et une culture riche de multiples influences.
Le défi Le défi que je me lance est de réaliser la traversée de l’Asie Centrale dans un axe nord-sud. Cette chevauchée de 4 000 km se déroulera à travers le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et l’Afghanistan. Cette expédition sera marquée par le passage des Monts célestes (Tian Shan), des hautes montagnes du Pamir et de l’Hindou Kouch. Le voyage s’effectuera avec deux chevaux, l’un sera monté et l’autre bâté pour transporter le matériel. Cette technique me permettra d’assurer l’autonomie indispensable pour traverser les régions peu habitées. Il me sera également possible d’emporter dans mes sacoches une large documentation sur les régions traversées. Cette équipée avec cheval de bât permet de pouvoir compter sur un rythme de progression de l’ordre de 35 km/jours.
Les deux chevaux
seront achetés au Kazakhstan dans les monts Altaï.
Du fait de
l’itinéraire suivi, je prendrai des chevaux de montagne :
Les motivations Les motivations
de cette expédition sont partagées entre le plaisir de courir
l’aventure dans une région qui ouvre depuis peu ses portes aux
étrangers, de découvrir ces peuples du Turkestan et leur culture
équestre millénaire, de relever le défi de la vie simple et
empreinte de liberté, et de traverser des régions aux paysages à la
fois durs et somptueux.
Vivre l’aventure est la base de cette expédition. L’aventure telle que je la conçois est faite d’inséparables éléments : la découverte sans se limiter à certaines catégories, des difficultés à surmonter qui font tomber les masques, des objectifs clairs à atteindre et qui justifient la fidélité et l’honnêteté face au défi. Partir seul signifie bien souvent de ne pouvoir compter que sur soi-même. Loin de m’inquiéter, je vois en cette spécificité un moteur de rencontre. La solitude incite à l’ouverture et face à un cavalier seul avec deux chevaux, les interrogations que cela engendre suscitent davantage l’intérêt et l’étonnement que la peur.L’esprit du voyage
L’aventure humaine prend également une place très importante dans cette expédition. Ma maîtrise de l’anglais et du russe permettra de faciliter le contact et d’avoir des relations plus constructives avec les personnes rencontrées. J’essayerai, dès que cela sera possible, d’installer le campement à proximité d’habitations pour pouvoir rencontrer au mieux les populations et m’assurer également une certaine sécurité. Mon état d’esprit est de découvrir avec honnêteté et profondeur ces p ays
d’Asie centrale et ces peuples cavaliers. Je m’attacherai à
comprendre leurs spécificités culturelles et les points forts de
leurs cultures équestres, mais avant cet aspect, c’est chaque homme
indépendamment qui m’intéresse. Ce périple sera l’occasion
d’appréhender ces peuples à travers leur histoire et de se rendre
encore une fois compte, au delà des différences culturelles et des
fortes influences religieuses, des points communs qui unissent les
hommes. |
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| Crédit photos : Catherine FARVACQUES, Nicolas DUCRET | |||||||